Un bleu métallisé passé, une selle fendue, un pot qui crachote derrière un grillage de garage. Le Peugeot 103 n’a jamais vraiment quitté les annonces. En octobre 2026, un seul agrégateur d’annonces en listait encore plus de 800.
Le problème, c’est qu’un 103 n’est pas un modèle. C’est une famille entière. SP, SPX, RCX, MVL, Vogue : derrière le même chiffre, prix et pièces changent du tout au tout.
Beaucoup d’acheteurs paient le mythe sans savoir quelle version ils ont sous les yeux. D’autres découvrent trop tard une carte grise absente ou un moteur modifié. Les parents, eux, se demandent si une mob des années 80 a encore sa place à 14 ans.
Ce guide remet de l’ordre. Vous saurez reconnaître chaque version, lire une annonce, chiffrer un budget réaliste et rouler dans les règles. Vous verrez aussi ce que valent le rétrofit électrique et le nouveau 103 annoncé par Peugeot.
Si vous hésitez encore entre plusieurs cyclomoteurs vintage, notre guide de la mobylette 50cc pose le décor. Ici, on se concentre sur une seule légende. Commençons par son histoire, parce qu’elle explique presque tout.
Peugeot 103 : d’où vient la mob qui a motorisé la France ?
- 1971Lancement en France, étude dirigée par Edmond Padovani
- 2003Le 103 SPX s’efface
- 2006Le dernier 103 français sort d’usine
- 2015Le Vogue encore au catalogue, dès 859 euros
- Euro 4Les normes antipollution, cause principale du retrait
Rival historique : la Motobécane 51. Source des dates : Wikipédia.
Le 103 est lancé en France en 1971. D’après l’article Wikipédia consacré au Peugeot 103, son étude est dirigée par l’ingénieur Edmond Padovani. Les pièces sont surtout fabriquées en France et assemblées à Mandeure, dans le Doubs.
Dès le départ, il se place un cran au-dessus du 102. Plus puissant, plus confortable, plus cher aussi. Son admission à clapets dans le carter lui donne une souplesse que son petit frère n’a pas.
Le rival historique de la Motobécane 51
Pendant deux décennies, le 103 se bat contre la 51 de Motobécane. Les deux machines visent la même clientèle : des ados qui veulent leur indépendance et des adultes qui cherchent un transport économique.
Peugeot répond avec une gamme très large. Une version pour chaque budget, un style pour chaque bande de copains. Ce choix explique la jungle de versions qu’on retrouve aujourd’hui en occasion.
Une fin de carrière lente, puis l’arrêt
Le déclin commence à la fin des années 1990. Les cyclomoteurs à boîte de vitesses, puis des scooters moins chers et plus sûrs, grignotent le marché. Selon la même source encyclopédique, le 103 SPX s’efface en 2003 et le dernier 103 français sort d’usine en 2006.
Le 103 Vogue survit ensuite, fabriqué en Chine. En 2015, il est encore au catalogue à partir de 859 euros sans variateur, ou 949 euros avec. Il quitte définitivement la gamme après 46 ans d’existence, les normes antipollution Euro 4 étant la cause principale avancée.
Retenez une chose pour vos recherches : il n’existe plus de 103 thermique neuf vendu en France. Tout ce qui circule relève de l’occasion, de la restauration ou du rétrofit électrique.
Quelles versions du Peugeot 103 existent, et lesquelles chercher ?
Cinq familles derrière un seul chiffre
Ce qui les distingue en un coup d’œil, selon Wikipédia
- L, S, V, LVSPremières générations à pédales, deux transferts, allumage à rupteur
- MV, MVLTrois transferts en 1983, allumage électronique en 1986
- SP, SP2, SP3, SLCLook tout-terrain, le SLC inaugure le refroidissement liquide en 1985
- SPX, RCXPlus de pédales, démarrage au kick, carburateur de 14 mm
- VogueEntrée de gamme dès 1988, dernière survivante du catalogue
Notre recommandation : une MVL ou une Vogue d’origine.
Pour qui : un premier achat.
Pourquoi : mécanique connue et pièces abondantes, alors qu’une version sportive modifiée coûte cher à remettre d’origine.
C’est la question qui fait gagner ou perdre de l’argent. Une annonce titrée « Peugeot 103 » peut cacher une MVL de grand-père comme une RCX à refroidissement liquide. Voici les familles à connaître.
Les premières générations à pédales
Les tout premiers 103 se déclinent en lettres. Le 103 de base n’a ni variateur ni suspension arrière. Le V ajoute le variateur, le S la suspension, le L l’équipement luxe en inox. Les combinaisons donnent les LS, LV, VS et LVS.
Ces versions anciennes ont deux transferts et un allumage à rupteur. Elles séduisent les collectionneurs pour leur look d’origine. Elles demandent en revanche plus de réglages qu’une version électronique.
MV et MVL, la base de la popularité
La MV succède à la VS avec un phare carré et une finition plus soignée. La 103 MVL ajoute les roues à bâtons, le compteur, l’avertisseur et le feu stop. Elle passe à trois transferts en 1983, puis à l’allumage électronique en 1986.
Pour un usage tranquille, c’est souvent la version la plus raisonnable. Mécanique connue, pièces abondantes, look qui plaît aux nostalgiques sans attirer les bricoleurs de moteurs.
SP, SP2, SP3 et SLC, le style tout-terrain
Le SP reprend la base de la MVL avec une grande fourche, des amortisseurs plus longs et un phare rond. Il copie les modifications que les jeunes faisaient eux-mêmes à l’époque. Peugeot a simplement industrialisé la mode.
Le SP2 arrive en 1986 avec un phare caréné et l’allumage électronique. Le SP3 reçoit des jantes en aluminium en 1989. En 1985, le 103 SLC, ou SP-LC, inaugure le refroidissement liquide chez Peugeot.
SPX et RCX, la famille sans pédales
Le SPX marque une rupture. Les pédales disparaissent au profit d’un démarrage au kick. Le carburateur passe à 14 mm, contre 12 mm sur les autres versions. Le bras de suspension devient court et rectangulaire.
Le RCX reprend cette base avec un carénage façon course, une position couchée et une barre de renfort centrale. Les versions LC sont refroidies par liquide. Ces deux modèles attirent surtout les amateurs de conduite sportive, d’où un moteur d’origine à vérifier de près.
Vogue et séries spéciales
La Vogue apparaît en 1988 comme entrée de gamme, souvent sans variateur. Elle finit par remplacer la MVL et devient la dernière survivante du catalogue.
Autour de ces piliers gravitent des séries courtes : Clip, Chrono, Turbo 16, Excalibur, choppers HPL ou Indiana. Leur rareté se paie. Elle complique aussi la recherche de pièces de carrosserie spécifiques.
| Famille | Repère visuel | Profil d’acheteur |
|---|---|---|
| L, S, V, LVS | Pédales, phare rectangulaire, inox | Collectionneur patient |
| MV, MVL | Pédales, phare carré, roues à bâtons | Usage tranquille, budget maîtrisé |
| SP, SP2, SP3, SLC | Grande fourche, look tout-terrain | Nostalgique du style années 80 |
| SPX, RCX | Pas de pédales, kick, carénage | Amateur averti, vigilant sur l’origine |
| Vogue | Entrée de gamme, souvent sans variateur | Premier achat simple |
Notre position assumée : pour un premier achat, une MVL ou une Vogue d’origine vaut mieux qu’un SPX ou un RCX. Une version sportive modifiée coûte cher à remettre d’origine.
Fiche technique : ce qu’il y a vraiment sous le réservoir
Du piston à la roue : la chaîne de transmission du 103
Une courroie, un plateau, une chaîne : le schéma que tout acheteur devrait avoir en tête.
- 1Moteur deux temps de 49 cm³
- 2Variateur centrifuge : le diamètre d’enroulement change
- 3Courroie trapézoïdale : transmission primaire
- 4Plateau central : l’embrayage y est déporté sur la famille SPX
- 5Chaîne : transmission secondaire
- 6Frein à tambour : de 80 mm à l’origine à 100 mm dès 1996
Point de vigilance : le réservoir fait partie du cadre. Sa rouille interne touche un élément porteur.
Le 103 reste une mécanique simple. C’est sa force en restauration. Comprendre ses organes évite pourtant de mauvaises surprises à l’achat.
Le moteur deux temps
Le moteur est un monocylindre deux temps incliné. Les versions à air affichent 49 cm³, avec un alésage de 40 mm et une course de 39 mm. Les versions liquides atteignent 49,13 cm³ avec une course de 39,1 mm.
La puissance évolue beaucoup au fil des décennies. Elle part de 1,9 ch sur les premiers modèles et culmine à 3,3 ch en fin de production, selon Wikipédia. L’alimentation se fait par un carburateur Gurtner de 12 à 14 mm suivant les versions.
La transmission à variateur
La transmission primaire passe par une courroie trapézoïdale, la secondaire par une chaîne. Sur la plupart des versions, un variateur centrifuge fait varier le diamètre d’enroulement de la courroie. Seules quelques entrées de gamme s’en passent.
Sur les 103 V, l’embrayage est logé avec le variateur. Sur la famille SPX, il est déporté sur le plateau central. Le principe du variateur est expliqué en détail dans notre guide du variateur de scooter.
Freins, cadre et réservoir
Tous les 103 freinent avec des tambours commandés par câble. Aucune version n’a reçu de frein à disque hydraulique. Les tambours passent de 80 mm sur les premiers modèles à 90 mm, puis 100 mm à partir de 1996.
Le cadre associe tôles embouties et tubes cintrés. Détail capital : le réservoir en deux demi-coques fait partie de la structure. Il contenait 3,7 litres à l’origine, puis 5 litres après le restylage de 1995.
Sur ce modèle, le piège le plus fréquent est la rouille interne du réservoir. Un vendeur la présente comme un simple défaut esthétique. En réalité, elle touche un élément porteur du cadre et coûte bien plus qu’une peinture.
Combien vaut un Peugeot 103 d’occasion en 2026 ?
Relevé du 9 octobre 2026 sur Le Parking-Moto
Annonces par version
- Vogue135
- SP75
- MVL61
- SPX48
- RCX25
Prix demandés en première page
- Vogue
- 550 à 1 500 €
- MVL
- 1 300 à 1 700 €
- Rétrofit électrique
- environ 2 500 €
Prix demandés, pas prix de vente : la négociation fait souvent baisser l’addition.
Le marché est vivant, et c’est une bonne nouvelle pour l’acheteur. L’offre existe, les prix se comparent. Encore faut-il comparer la bonne version.
Ce que montrent les annonces relevées en octobre 2026
Le 9 octobre 2026, nous avons relevé l’agrégateur Le Parking-Moto. Il listait 841 annonces de Peugeot 103, dont 709 en France. Les plus représentées : 135 Vogue, 75 SP, 61 MVL, 48 SPX et 25 RCX.
Sur la première page de résultats, les Vogue s’affichaient entre 550 et 1 500 euros. Les MVL se situaient entre 1 300 et 1 700 euros. Des 103 rétrofités en électrique apparaissaient autour de 2 500 euros.
Ces montants sont des prix demandés, pas des prix de vente. Ils donnent un ordre de grandeur relevé en octobre 2026. La négociation fait souvent baisser l’addition.
Les facteurs qui font varier la cote
Trois critères pèsent plus que l’année. L’originalité d’abord : moteur, pot et variateur d’origine. Les papiers ensuite : une carte grise au nom du vendeur simplifie tout. La version enfin : dans notre relevé, une série spéciale Excalibur était affichée 5 500 euros.
Le kilométrage affiché compte peu sur une machine de cet âge. Les compteurs ont souvent été changés. L’état réel de la mécanique raconte plus que le chiffre au tableau de bord.
Le cas du 103 « kité »
Parmi les annonces relevées figurait un 103 « entièrement refait à neuf » avec un kit 70 cm³. Ce type de préparation est fréquent sur le marché. Il pose un vrai problème pour un usage routier.
Notre position assumée : pour rouler sur route, un 103 kité vaut moins qu’une MVL d’origine en état moyen. La remise en conformité coûte du temps et de l’argent. Et tant qu’elle n’est pas faite, la machine ne respecte plus sa catégorie.
Un parent qui compare deux annonces tombe souvent sur ce piège. Le 103 le plus cher semble le plus soigné : peinture neuve, pot chromé, gros carburateur. En réalité, c’est le moins adapté à un trajet quotidien en règle.
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Acheter un 103 d’occasion : les contrôles qui évitent la mauvaise affaire
Les 7 points à passer en revue
Une demi-heure d’inspection, dans l’ordre, avant de sortir le moindre billet.
- 1Numéro de cadre identique à la carte grise, version cohérente
- 2Cylindre, carburateur ou pot non d’origine
- 7Réservoir rouillé : il fait partie du cadre
- 3Variateur et courroie, sans patinage
- 4Freins à tambour, arrêt franc
- 5Bras oscillant, aucun jeu latéral
- 6Éclairage, phare et stop
Règle d’or : exigez un démarrage à froid et ne versez jamais d’acompte sur photos.
Une inspection sérieuse prend une demi-heure. Elle peut vous épargner des centaines d’euros. Voici les points à passer en revue, dans l’ordre.
Identifier la machine avant de regarder le moteur
Commencez par le numéro de cadre. Il doit correspondre exactement à la carte grise. Une différence d’un seul caractère suffit à bloquer l’immatriculation au nom de l’acheteur.
Vérifiez ensuite la cohérence de la version. Un SPX a un kick et pas de pédales. Une MVL garde ses pédales et ses roues à bâtons. Une incohérence trahit souvent un assemblage de pièces de plusieurs machines.
Pour les démarches de carte grise elles-mêmes, notre guide de la carte grise 50cc détaille chaque étape.
Repérer un moteur modifié
Un cylindre à ailettes plus larges, un carburateur surdimensionné ou un pot de détente non d’origine sont des signaux d’alerte. Demandez directement si le moteur a été modifié. Notez la réponse.
Exemple type : un vendeur affirme que tout est d’origine, mais le pot porte une marque d’accessoiriste. Le doute suffit pour négocier, ou pour passer votre chemin.
Tester ce qui s’use
- Le variateur : à l’accélération, la montée en régime doit être progressive, sans patinage.
- La courroie : craquelée ou lustrée, elle annonce un remplacement à court terme.
- Les freins à tambour : à basse vitesse, la machine doit s’arrêter franchement, sans bruit métallique.
- Le bras oscillant : aucun jeu latéral quand on secoue la roue arrière.
- L’éclairage : phare, feu arrière et stop doivent fonctionner moteur tournant.
Situation classique chez les acheteurs d’un premier 103 : un essai de trois minutes moteur chaud. Les défauts de carburation et de variateur ne se révèlent pourtant qu’après plusieurs démarrages à froid. Exigez de voir la machine démarrer à froid.
Notre position assumée : ne versez jamais d’acompte sur photos pour un 103. Les défauts qui coûtent cher, comme le réservoir rouillé ou le moteur modifié, ne se voient pas à l’écran.
Rouler en Peugeot 103 en 2026 : permis, papiers et contrôle technique
Les quatre chiffres à connaître avant de rouler
Formation pratique de 8 heures minimum. Sans CT valide : 135 € d’amende forfaitaire. Nés avant 1988 ou titulaires du permis B : pas de BSR.
Ligne rouge : la catégorie L1e, c’est 45 km/h maximum par construction.
Un 103 débridé ou kité sort de ce cadre, et n’est plus le véhicule de sa carte grise.
Source : fiches officielles de Service-Public.fr
Un 103 reste un cyclomoteur au sens du Code de la route. Son âge ne le dispense de presque rien. Voici les règles en vigueur en octobre 2026.
Le permis AM selon votre date de naissance
D’après Service-Public.fr, le BSR, catégorie AM du permis, se passe dès 14 ans. La formation pratique dure au minimum 8 heures, réparties sur au moins deux jours.
Son prix est libre. La même fiche officielle indique qu’il faut compter entre 180 et 450 euros selon l’auto-école. Les personnes nées avant 1988 n’ont pas besoin de titre de conduite pour un cyclomoteur.
Les titulaires d’une autre catégorie de permis, comme le permis B, n’ont pas non plus besoin du BSR. Le détail des démarches figure dans notre guide du permis 50cc.
Carte grise obligatoire, même pour un vieux 103
Selon la fiche Service-Public sur l’immatriculation des deux-roues d’occasion, un deux-roues doit être immatriculé pour circuler. L’acheteur dispose d’un mois pour faire la démarche.
Pour un véhicule de moins de 50 cm³, la taxe est un forfait de 11 euros, selon cette même fiche. Si le 103 a plus de cinq ans, le contrôle technique fourni doit dater de moins de six mois.
Le contrôle technique tous les trois ans
D’après Service-Public.fr, les cyclomoteurs relèvent de la catégorie L, soumise au contrôle technique. Un contrôle favorable reste valable trois ans. Le contrôleur vérifie 80 points.
Rouler sans contrôle technique valide expose à une amende forfaitaire de 135 euros, selon la même source. Le calendrier du premier passage dépend de la date d’immatriculation. Notre guide du contrôle technique 50cc précise les échéances.
Le débridage, ligne rouge absolue
La catégorie L1e est définie par une vitesse maximale par construction de 45 km/h, selon la fiche officielle sur le contrôle technique. Un 103 débridé ou kité sort de ce cadre. Il n’est plus le véhicule décrit sur sa carte grise.
Ce point n’est pas théorique pour une mob aussi souvent préparée. Les conséquences touchent l’assurance comme la conformité. Notre dossier sur le débridage 50cc détaille les risques réels.
Comprendre l’assurance d’un 50cc avant de signer
103 thermique, rétrofit ou nouveau 103 électrique : lequel choisir ?
Trois façons de rouler en 103
- Vogue relevées entre 550 et 1 500 €
- MVL entre 1 300 et 1 700 €
- Mécanique simple à réparer
- 4 099 € hors prime, ou kit à 2 049 € hors RCX
- Batterie amovible de 1,4 kWh
- 45 km/h, plus d’entretien du deux temps
- Commercialisation prévue fin 2026
- Version 50 : 1,6 kWh, 45 km d’autonomie
- Prix non communiqué
Notre recommandation : pour aller au collège tous les jours à 14 ans, évitez le 103 thermique des années 80.
Pour qui : le thermique d’origine reste celui du passionné de mécanique ; le rétrofit convient à qui veut le charme du cadre sans l’entretien du deux temps.
Pourquoi : des freins à tambour et un éclairage d’époque qui ne valent pas ceux d’un cyclomoteur récent.
En 2026, le mot « 103 » recouvre trois réalités. La mob thermique d’origine, le 103 converti à l’électrique, et un modèle neuf annoncé par Peugeot Motocycles. Elles ne s’adressent pas au même acheteur.
Le rétrofit électrique officiel
Depuis avril 2024, le réseau Peugeot Motocycles propose des 103 électrifiés par la société Noil, partenaire officiel de la marque. D’après L’Argus, le e-103 rétrofité coûte 4 099 euros hors prime. Il atteint 45 km/h avec une batterie amovible de 1,4 kWh.
Pour un propriétaire de 103, hors RCX, le kit seul est facturé 2 049 euros hors prime, selon le même article. Le marché potentiel est réel. D’après Cleanrider, plus de 500 000 exemplaires du 103 circulaient encore en France en 2024.
Le nouveau Peugeot 103 électrique
Dévoilé en novembre 2025, le nouveau 103 n’a plus grand-chose de l’ancien. Châssis monocoque en aluminium, écran TFT, mono-bras arrière.
Selon la fiche Cleanrider mise à jour en novembre 2025, la version équivalente 50 cm³ promet 45 km d’autonomie. Sa batterie amovible affiche 1,6 kWh. Sa commercialisation est prévue fin 2026. Le prix officiel n’était pas communiqué à la date de cette mise à jour.
Le bon choix selon le profil
Pour le passionné qui aime la mécanique, le 103 thermique d’origine reste irremplaçable. On le comprend, on le répare, on le transmet. Sa valeur suit l’état de conservation.
Pour un trajet quotidien à 14 ans, le calcul change. Notre position assumée : un 103 thermique des années 80 n’est pas le meilleur outil pour aller au collège tous les jours. Ses freins à tambour et son éclairage d’époque ne valent pas ceux d’un cyclomoteur récent.
Entre les deux, le rétrofit garde le charme du cadre et supprime l’entretien du deux temps. Il coûte plus cher qu’un 103 d’occasion, mais moins qu’un projet de restauration mal maîtrisé.
Vos questions les plus fréquentes sur le Peugeot 103
Non, pas en version thermique. Le dernier modèle au catalogue français, le 103 Vogue fabriqué en Chine, a quitté la gamme après 46 ans de carrière. Les seuls 103 « neufs » proposés aujourd’hui sont des machines restaurées puis converties à l’électrique, ou le futur 103 électrique de Peugeot Motocycles. Ce dernier est un modèle entièrement nouveau, sans rapport mécanique avec l’ancien. Méfiez-vous des annonces qui présentent un 103 thermique comme neuf : il s’agit au mieux d’un stock très ancien.
Tout dépend de l’exemplaire. Peugeot a proposé une selle biplace en option sur certaines versions, comme le VS, et le RCX en était équipé. Beaucoup de 103 restent pourtant des monoplaces. La seule référence fiable est le nombre de places inscrit sur la carte grise. Ajouter une selle biplace achetée en accessoire ne suffit pas à transporter légalement un passager si la carte grise ne le prévoit pas.
Le 103 fonctionne au mélange, puisque son moteur deux temps n’a pas de graissage séparé. À l’origine, Peugeot préconisait 4 % d’huile minérale. Aujourd’hui, l’usage courant cité par Wikipédia est de 2 % d’huile 100 % synthèse. Préparez toujours le mélange dans un bidon gradué plutôt qu’à l’œil dans le réservoir. Un manque d’huile peut serrer le moteur en quelques kilomètres, un excès encrasse la bougie.
Très peu, tant qu’il reste d’origine. Wikipédia cite une consommation d’environ 2 litres aux 100 km pour un 103 d’origine. Avec le réservoir de 3,7 litres des premières versions, l’autonomie annoncée tournait autour de 180 km, plus une petite réserve. Un 103 qui boit nettement plus mérite un contrôle du carburateur et du filtre à air. Une consommation élevée trahit aussi parfois un moteur préparé, à vérifier avant l’achat.
Seulement dans sa version équivalente 50 cm³, bridée à 45 km/h. Peugeot annonce aussi une déclinaison équivalente 125 cm³, plus rapide et dotée d’une batterie de 2,2 kWh, qui relève d’une autre catégorie de permis. Avant de réserver, vérifiez donc la version exacte sur le bon de commande. Un ado de 14 ans ne pourra conduire que la petite. Le tarif officiel n’était pas encore communiqué en octobre 2026.
C’est le décompresseur. Sur les 103 à pédales, il sert à arrêter le moteur en libérant la compression du cylindre. Sur les SPX et RCX, un décompresseur automatique facilite aussi le démarrage au kick. Un décompresseur qui fuit ou reste coincé fait perdre de la compression et rend le démarrage difficile. C’est un point simple à vérifier lors de l’essai d’une machine d’occasion.
Le 103, une légende qui se mérite
La méthode en trois temps
- 1Identifier la version
- 2Vérifier les papiers et l'origine du moteur
- 3Comparer le prix à des annonces de la même famille
L'entrée la plus accessible : une MVL ou une Vogue d'origine.
Le Peugeot 103 n'est pas une mob comme les autres. C'est un morceau d'histoire qui roule encore, à condition de le choisir avec la tête autant qu'avec le cœur.
Identifiez d'abord la version. Vérifiez ensuite les papiers et l'origine du moteur. Comparez enfin le prix à des annonces de la même famille, jamais à un 103 quelconque. Avec cette méthode, une MVL ou une Vogue d'origine reste l'une des entrées les plus accessibles dans l'univers du cyclomoteur de collection.
Pour comparer le 103 aux autres options du marché, notre guide du 50cc d'occasion aide à choisir la bonne famille d'abord.
Sources
- Wikipédia : histoire, versions et caractéristiques du Peugeot 103
- Service-Public.fr : BSR, catégorie AM du permis de conduire
- Service-Public.fr : immatriculer un deux-roues d'occasion
- Service-Public.fr : contrôle technique des véhicules de catégorie L
- L'Argus : le Peugeot e-103 rétrofité par Noil
- Cleanrider : le kit électrique pour 103 et le parc en circulation
- Cleanrider : fiche du nouveau Peugeot 103 électrique
- Le Parking-Moto : annonces de Peugeot 103 d'occasion
Note : selon la situation, certaines valeurs peuvent varier.
Rédacteur passion 50cc
M de La50cc.fr est la signature éditoriale du site. Pour ce guide, le rédacteur a recoupé l'historique des versions du 103, les fiches officielles de Service-Public et les annonces relevées le 9 octobre 2026. Il suit aussi l'évolution du rétrofit et du nouveau 103 électrique pour tenir ce guide à jour.
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