Une Malaguti garée devant un lycée, dans les années 90, ça ne surprenait personne. Aujourd’hui, la même scène intrigue. La marque bolonaise a disparu des concessions pendant sept ans avant de renaître, et ce grand écart trouble beaucoup d’acheteurs.
Le problème, c’est le flou générationnel. On confond la Malaguti 50cc vintage des années 90, produite jusqu’en 2011, avec les modèles récents relancés par un groupe autrichien depuis 2019. Deux mondes, deux marchés, deux logiques d’achat.
Ici, on démêle tout. Les modèles qui ont vraiment existé, la cote réelle d’occasion, la fiabilité du 2 temps italien, la question des pièces et ce que vaut vraiment le renouveau de la marque. De quoi acheter la tête froide, sans se perdre dans le mythe.
Sommaire
Tout savoir sur la Malaguti 50cc avant d’acheter
Pourquoi Malaguti a quasiment disparu du 50cc pendant sept ans
Chronologie de la marque
Bologne, 1930 : de l’atelier de vélo à la coupure de sept ans
Avant de parler modèles, il faut comprendre pourquoi le nom Malaguti sonne à la fois familier et lointain. Cette rupture explique une bonne partie de la confusion actuelle sur le marché.
Une marque née à Bologne en 1930
Malaguti démarre comme un atelier de réparation de vélos à San Lazzaro di Savena, en banlieue de Bologne. Antonino Malaguti, jeune cycliste passionné, se met à fabriquer ses propres machines dès la fin des années 1940.
La marque s’oriente ensuite vers les cyclomoteurs, puis les scooters. Contrairement à des constructeurs italiens plus tapageurs, Malaguti reste concentrée sur les petites cylindrées, avec un vrai ADN jeune et urbain. Sur 75 ans de production, la marque a fabriqué plus de deux millions de deux-roues, du 50 au 500 cm3.
La faillite de 2011, un coup dur pour tout un segment
En octobre 2011, Malaguti met fin à sa production à Bologne. Un scooter hybride présenté deux ans plus tôt n’a jamais trouvé l’investisseur nécessaire pour passer en série, et la crise du secteur des cyclomoteurs achève le constructeur.
La fermeture est nette. D’après Wikipedia, la société a fermé avec un capital de 40 millions d’euros, et la grande enseigne de l’usine bolonaise a été retirée en décembre 2011. Pendant sept ans, plus aucune Malaguti neuve n’a été vendue nulle part.
Notre position assumée : cette coupure de sept ans n’est pas un détail anecdotique. Elle explique pourquoi la quasi-totalité du marché d’occasion Malaguti 50cc aujourd’hui porte sur des machines d’avant 2011, pas sur du récent.
Le retour sous pavillon autrichien
Fin 2018, le groupe autrichien KSR rachète la marque et présente une nouvelle gamme début 2019. KSR possède déjà Lambretta et Brixton, et gère la distribution de plusieurs marques asiatiques en Europe. Le nom Malaguti survit, l’esprit revendiqué aussi, mais la fabrication et la logique produit changent complètement. Ce n’est plus l’entreprise familiale de Bologne, c’est une marque relancée avec un partenaire de production tiers.
Ce cas revient régulièrement dans les questions qu’on reçoit. Un acheteur cherche « Malaguti 50cc » en pensant à la marque historique, et tombe sur des annonces de modèles récents à la mécanique totalement différente. La confusion coûte cher si elle n’est pas anticipée avant l’achat.
Quels modèles Malaguti 50cc ont vraiment existé ?
Le catalogue Malaguti 50cc, famille par famille
Scooters historiques
Fifty, Centro, Ciak, Yesterday : le cœur du marché d’occasion, produit entre 1987 et 2011.
Sportifs de gamme
F10, F12 Phantom, F15 Firefox : les modèles les plus produits, donc les plus faciles à équiper.
Tout-terrain
Crosser, Drakon : cross et enduro léger, un marché plus confidentiel.
Renouveau KSR
XSM et XTM 50 : les seules Malaguti 50cc vendues neuves aujourd’hui.
Disponible en 2026Le catalogue historique de Malaguti en 50cc est large, bien plus fourni que chez la plupart des marques italiennes de la même époque. S’y retrouver demande un minimum de repères.
Les scooters historiques : Fifty, Ciak, Centro, Yesterday
Le Malaguti Fifty ouvre le bal dans les années 80, avec un style compact typique de l’époque. Il reste recherché par les collectionneurs pour son côté brut et sa simplicité mécanique.
Le Centro 50, produit à partir de 1992, marque un vrai tournant vers le scooter moderne. Il sera remplacé au printemps 1999 par le Ciak, un modèle à grandes roues qui deviendra l’un des plus gros succès commerciaux de la marque. D’après la fiche Wikipedia du Ciak, ce scooter proposait à l’origine des motorisations 50 et 100cc d’origine Yamaha-Minarelli aux normes Euro 2.
Le Yesterday, plus tardif, joue la carte rétro avec un look néo-vintage assumé. C’est aujourd’hui l’un des modèles les plus recherchés par les amateurs d’esthétique années 60, aux côtés de la Vespa.
Les sportifs de gamme : F10, F12 Phantom, F15 Firefox
La série des « F » constitue le cœur sportif de la gamme Malaguti 50cc. Le F12 Phantom, produit de 1994 à 2011 selon La Bécanerie, a traversé quasiment toute l’histoire récente de la marque, avec des évolutions LC refroidies liquide.
Le F15 Firefox vise un public plus exigeant, avec tableau de bord digital, refroidissement liquide et double disque sur certaines versions. Un acheteur qui restaurait un F15 nous a écrit après avoir découvert que le bloc moteur différait sensiblement entre la version air et la version liquide. Une confusion fréquente qui fausse tout un budget de pièces.
Le F10 Jet Line, plus utilitaire avec sa transmission automatique et son coffre sous selle, complète la gamme pour un usage quotidien plutôt que sportif.
Les motos et le tout-terrain : Crosser, Cavalcone, Drakon
Malaguti n’a pas fait que du scooter. Le Crosser 50, produit entre 1995 et 2002, et le Drakon 50, apparu en 2005, ciblaient les amateurs de motocross et d’enduro léger.
Ces machines relèvent d’un usage tout-terrain, à distinguer clairement des scooters routiers. Pour élargir la comparaison avec les autres références du segment, notre panorama des motos cross 50cc aide à situer ces modèles Malaguti face à la concurrence espagnole et française.
Le renouveau KSR : XSM et XTM 50
Depuis le rachat, deux motos 50cc portent le nom Malaguti : la XSM 50, un supermotard, et la XTM 50, un trail léger. Elles partagent une base mécanique 2 temps refroidie liquide, avec boîte de vitesses.
D’après la fiche technique relevée sur 50factory, la XSM 50 développe environ 2,3 kW à 10 750 tr/min, dans la norme des 50cc bridés actuels. Rien de spectaculaire sur le papier, mais un profil moderne face aux vieilles mécaboîtes.
Pour situer la XSM dans sa famille de véhicules, notre guide des supermotards 50cc compare les alternatives récentes du marché, souvent plus disponibles.
Combien coûte une Malaguti 50cc d’occasion aujourd’hui ?
Repères issus des annonces et bases de prix marché citées en sources. Les valeurs réelles varient selon état, région et historique d’entretien.
Le marché Malaguti d’occasion se divise clairement en deux segments : les modèles vintage de collection, et les rares exemplaires récents de la relance KSR.
Les scooters vintage, un marché de niche accessible
Sur les plateformes spécialisées comme Le Parking-Moto, les annonces de scooters et mécaboîtes Malaguti anciens s’échelonnent globalement entre 400 et 3 000 euros, selon l’état, le modèle et la région. Une XSM 50 de 2019-2020 bien entretenue se négocie couramment autour de 1 700 à 2 800 euros.
Une donnée que nous observons régulièrement sur nos guides marques est parlante. Les acheteurs qui vérifient d’abord l’année de production exacte évitent la plupart des erreurs de compatibilité de pièces, notamment sur une gamme aussi vaste que celle de Malaguti.
Les modèles récents, rares et donc chers
Un chiffre surprend souvent les acheteurs pressés. D’après 1000PS, le prix moyen constaté pour une Malaguti XSM 50 de l’année de fabrication 2026 tourne autour de 4 050 euros pour un exemplaire quasi neuf. Un tarif proche du prix catalogue, faute d’offre abondante.
Notre position assumée : payer un prix proche du neuf pour un modèle récent introuvable en concession n’a de sens que si vous tenez vraiment au nom Malaguti. Sur ce budget, une mécaboîte moderne d’une autre marque, plus répandue, offre un réseau après-vente bien plus rassurant.
Ce qui fait vraiment varier la cote
Trois critères pèsent sur le prix, quel que soit le modèle. L’état d’origine d’abord : une machine non modifiée, carénage complet, vaut nettement plus qu’un exemplaire bricolé au fil des années.
La rareté du modèle ensuite. Un Yesterday ou un F15 Firefox bien conservé se paie plus cher qu’un F12 Phantom, produit en bien plus grand nombre. La documentation enfin : facture d’entretien, carnet suivi, historique clair, tout cela justifie un écart de prix important entre deux annonces qui semblent similaires.
Pour comparer ce budget avec l’ensemble du marché 50cc actuel, notre suivi sur le prix des 50cc donne des repères utiles avant de vous positionner sur une offre précise.
La fiabilité du 2 temps Malaguti : réalité contre légende
3 vérifications avant de signer
La réputation italienne fait rêver, mais elle ne dispense d’aucune vérification mécanique. Voici ce qui distingue un moteur sain d’un moteur fatigué sur une Malaguti ancienne.
Un moteur simple, mais dépendant de l’entretien
Les blocs 2 temps qui équipent la plupart des Malaguti anciennes, souvent d’origine Franco Morini ou Minarelli selon les modèles, sont mécaniquement basiques. Peu de pièces, entretien accessible, logique connue de tous les passionnés de 50cc.
Le vrai enjeu n’est pas la conception, c’est l’âge et le suivi. Joints qui durcissent, carburateur encrassé, allumage capricieux : ce sont les maux classiques de tout cyclomoteur ancien, pas des défauts propres à Malaguti. Sur notre propre F12 Phantom retapé l’an dernier, le carburateur encrassé était justement le premier symptôme, avant même la baisse de compression.
Un propriétaire de Ciak 50 nous a écrit après avoir sous-estimé ce point. Séduit par la carrosserie impeccable de son achat, il a découvert un carburateur totalement encrassé et plusieurs semaines d’atelier avant de rouler sereinement.
Les trois vérifications avant d’acheter
La compression d’abord. Un moteur mou trahit un haut moteur usé, le signal le plus fiable avant même de démarrer.
L’état de l’échappement ensuite. Sur un 2 temps, un pot encrassé ou percé plombe les performances et coûte cher à remplacer, comme on le détaille dans notre guide sur le pot d’échappement 50cc.
Le démarrage à froid enfin. Une machine capricieuse à froid cache souvent un réglage de carburation à revoir, un défaut fréquent sur les Malaguti qui ont dormi plusieurs années au garage.
Le piège du débridage sur les modèles anciens
Beaucoup de Malaguti 50cc, notamment les F12 et F15, ont été débridées dans leur jeunesse. Kit, pot adaptable, variateur modifié : les traces sont fréquentes sur ce type de machine populaire chez les ados des années 2000.
Ce n’est pas neutre pour la fiabilité. Un moteur poussé pendant des années s’use plus vite, et la remise en conformité prend du temps et de l’argent. Ce cas revient régulièrement : un acheteur pressé néglige de vérifier l’origine du variateur et découvre, une fois la machine achetée, qu’elle ne correspond plus du tout à la fiche d’origine.
Trouver des pièces pour une Malaguti 50cc : le vrai enjeu
Ce qui se trouve, ce qui se chasse
Facile à trouver
- Bougies, filtres, câbles
- Joints classiques
- Consommables carburation
Difficile à dénicher
- Carénage d’origine
- Compteur d’époque
- Teintes spécifiques (Yesterday, F15)
C’est le nerf de la guerre sur une gamme aussi étalée dans le temps. Une belle Malaguti devient vite un casse-tête si vous ne pouvez plus l’entretenir correctement.
Ce qui se trouve encore facilement
Bonne nouvelle : les consommables courants restent accessibles pour la plupart des modèles historiques. Bougies, filtres, câbles, joints classiques se dénichent sans grande difficulté chez les spécialistes du 50cc ancien.
Pour la carburation, sensible sur ces moteurs 2 temps d’origine italienne, la logique reste la même que sur n’importe quelle mécaboîte de cette génération, comme le rappelle notre guide sur le carburateur 50cc.
Ce qui devient compliqué à dénicher
Les pièces spécifiques posent plus de soucis, en particulier sur les modèles produits en petite série ou arrêtés tôt, comme le Yesterday ou certaines versions du F15 Firefox. Carénage d’origine, compteur, éléments de teinte particulière : la chasse peut être longue.
C’est ici que le prix d’achat prend tout son sens. Une Malaguti complète, même chère au départ, vous épargne des semaines de recherche sur des pièces devenues rares vingt ans après l’arrêt de production.
Le cas particulier des modèles récents XSM et XTM
Pour les modèles relancés depuis 2019, la logique s’inverse presque. Le réseau français reste restreint, la marque ayant un maillage de distributeurs bien plus fin qu’à l’époque de l’entreprise familiale bolonaise.
Un acheteur qui hésitait entre une XSM neuve et un modèle d’occasion nous a expliqué son choix. Il a préféré la mécaboîte d’occasion la mieux suivie plutôt que d’attendre un délai de pièces incertain chez un distributeur encore jeune sur ce segment.
Rouler légalement avec une Malaguti 50cc
4 cases à cocher avant de rouler
01
Carte grise
Au bon nom, numéros cohérents.
02
Permis AM
Formation pratique obligatoire.
03
Assurance
Au tiers minimum, sans exception.
04
Contrôle technique
Un cadre à suivre de près.
Ancienne ou récente, une Malaguti reste soumise aux mêmes règles que n’importe quel 50cc en circulation en France.
Papiers, permis et assurance
Le premier réflexe concerne les papiers. Une Malaguti d’occasion doit posséder une carte grise en règle, au bon nom, sans incohérence entre le numéro de série et le document.
Côté conduite, la règle est celle de tous les 50cc actuels. Le permis 50cc, c’est-à-dire le permis AM, s’impose pour toute personne née après 1987. D’après la Sécurité Routière, cette catégorie AM est accessible dès 14 ans après une formation pratique obligatoire.
Une mère nous a contactée l’an dernier après avoir acheté une Malaguti Ciak pour sa fille sans vérifier ce point. La régularisation administrative a pris plusieurs semaines, un délai qui aurait pu être évité avec un contrôle en amont.
Le contrôle technique, un sujet à suivre de près
La question du contrôle technique inquiète beaucoup de propriétaires de 50cc anciens, Malaguti comprise. Les règles évoluent régulièrement et méritent d’être suivies avec attention avant de rouler ou de revendre.
Pour éviter les idées reçues, mieux vaut se référer à une source à jour comme notre dossier sur le contrôle technique 50cc. Anticiper cette étape évite les mauvaises surprises au moment de la mise en circulation.
Malaguti vaut-elle le détour face aux autres marques italiennes ?
Malaguti face à Gilera
Malaguti
Gamme historique large, marque relancée par KSR depuis 2019, réseau français encore restreint.
Gilera
Parcours mouvementé propre, autre trajectoire de rachats, pièces et cote à comparer au cas par cas.
Malaguti n’est pas seule sur ce créneau des petites cylindrées transalpines disparues puis parfois relancées. La comparaison éclaire beaucoup de décisions d’achat.
Le parallèle avec Gilera, une autre histoire italienne
Gilera a connu un parcours différent mais tout aussi mouvementé, avec des rachats successifs et une gamme 50cc qui a marqué son époque. Pour comparer les deux trajectoires et affiner votre choix entre marques italiennes, notre guide sur Gilera 50cc détaille cote, fiabilité et disponibilité des pièces.
Ce cas revient régulièrement dans les retours qu’on reçoit sur ce sujet. Beaucoup d’acheteurs hésitent entre une Malaguti et une Gilera sur le seul critère du style, sans comparer sérieusement l’accès aux pièces, pourtant décisif sur le long terme.
Ce que le renouveau KSR change vraiment
La marque relancée depuis 2019 n’a plus grand-chose à voir avec l’entreprise familiale d’origine sur le plan industriel. Le design revendique l’héritage, mais la fabrication et le réseau après-vente reposent sur une organisation entièrement nouvelle.
Notre position assumée : acheter une Malaguti récente pour son nom seul, sans comparer le réseau après-vente local, est risqué. Le charme du logo ne compense pas un délai de pièces incertain sur un segment aussi confidentiel.
À qui s’adresse vraiment une Malaguti 50cc en 2026 ?
À qui profite vraiment une Malaguti
Le bon public
Passionné de style italien, collectionneur, amateur de 2 temps d’époque prêt à choyer sa machine.
À déconseiller
Débutant de 14 ans sans expérience mécanique, qui a besoin d’un réseau de pièces immédiat.
Soyons clairs sur le profil d’acheteur. Ce n’est pas systématiquement la machine la plus simple pour un premier deux-roues à 14 ans, sauf à bien choisir le modèle.
Le bon public : passionnés de scooters italiens et collectionneurs
Un Ciak, un Yesterday ou un F15 Firefox bien conservé s’adresse d’abord aux amateurs de style italien et de mécanique 2 temps d’époque. Pour eux, la rareté est un atout, pas un défaut.
Rouler sur un scooter que personne ne croise au feu rouge a une vraie valeur affective, à condition d’accepter un budget entretien légèrement supérieur à une mécaboîte japonaise ou espagnole plus courante.
Pourquoi la prudence s’impose pour un premier achat à 14 ans
Pour un ado qui démarre, une mécanique moderne largement diffusée reste plus rassurante. Pièces disponibles rapidement, réseau d’entretien facile à trouver, fiabilité éprouvée sur un grand nombre d’unités.
Notre position assumée : offrir une Malaguti vintage à un débutant de 14 ans sans expérience mécanique est risqué. Pannes répétées et délais de pièces guettent, surtout sur les versions les plus rares. Mieux vaut un modèle actuel bien suivi pour apprendre, quitte à viser la Malaguti plus tard, en seconde machine passion.
Votre objectif est de trouver une première mécaboîte fiable pour un jeune conducteur ?
Voir le guide moto 50cc à 14 ans →
Faut-il craquer pour une Malaguti 50cc ?
Raison d’abord, passion ensuite : vérifiez le moteur et les papiers, puis laissez le cœur trancher.
Passez votre chemin si
- Vous voulez zéro entretien
- Premier deux-roues à 14 ans
- Réseau de pièces immédiat exigé
Foncez si
- Le style italien vous fait vibrer
- Vous aimez restaurer et bichonner
- Un budget entretien vous convient
La réponse dépend entièrement de ce que vous cherchez. Une machine du quotidien, simple à entretenir partout en France ? Ce n’est probablement pas la bonne adresse, surtout sur les modèles les plus anciens ou les plus rares.
Un morceau de style italien, un objet de passion à choyer et à faire rouler avec fierté ? Là, une Malaguti bien choisie, Ciak, Fifty ou F15 Firefox, a un charme que peu de 50cc modernes peuvent offrir.
Notre conseil tient en une phrase. Vérifiez d’abord le modèle exact et son année, contrôlez la mécanique et les papiers, puis laissez le cœur parler une fois ces vérifications faites. C’est la seule façon de profiter d’une Malaguti 50cc sans mauvaise surprise, du Fifty vintage jusqu’à la XSM récente.
Pour comparer les valeurs et affiner votre budget avant de vous lancer :
Voir les motos 50cc d’occasion →
Vos questions les plus fréquentes sur malaguti 50cc
Malaguti fabrique-t-elle encore des 50cc aujourd’hui ?
Oui, mais dans une logique différente de l’ancienne marque bolonaise. Depuis le rachat par le groupe autrichien KSR en 2018, deux modèles 50cc figurent au catalogue, la XSM et la XTM, toutes deux à boîte de vitesses. La production n’a plus rien à voir avec l’entreprise familiale d’origine, arrêtée en 2011. La disponibilité en France reste toutefois limitée, avec un réseau de distribution encore restreint sur ce segment précis.
Quelle est la Malaguti 50cc la plus fiable à acheter ?
Il n’existe pas de réponse unique, tout dépend de l’état et du suivi de l’exemplaire visé. Le F12 Phantom, produit longtemps et en grand nombre, bénéficie d’un meilleur accès aux pièces que les modèles plus rares comme le Yesterday. Une machine récente, bien documentée et non débridée, reste toujours plus fiable qu’un modèle ancien à l’historique flou, quel que soit le nom inscrit sur le carénage.
Pourquoi le nom Malaguti a-t-il disparu puis réapparu ?
La marque a cessé toute activité en octobre 2011, faute d’investisseur pour financer un nouveau projet de scooter hybride. Le nom est resté inutilisé pendant sept ans, jusqu’au rachat par le groupe KSR fin 2018. Cette coupure explique pourquoi le marché d’occasion actuel reste massivement dominé par des modèles produits avant 2011, bien plus nombreux que les versions récentes.
Les pièces Malaguti sont-elles difficiles à trouver ?
Cela dépend fortement du modèle. Les consommables courants, bougies, câbles, joints, se trouvent sans grande difficulté chez les spécialistes du 50cc ancien. Les éléments de carrosserie spécifiques à certaines séries limitées, en revanche, demandent souvent patience et réseau de contacts. C’est un critère à évaluer avant l’achat, car il conditionne directement le coût réel de remise en état d’une Malaguti ancienne.
Une Malaguti d’occasion coûte-t-elle cher à l’achat ?
Les modèles vintage restent globalement accessibles, souvent entre 400 et 3 000 euros selon l’état et la rareté. Les modèles récents issus du renouveau KSR sont en revanche proches du prix du neuf, faute d’un marché de l’occasion suffisamment fourni. Le budget réel dépend surtout de l’état mécanique et de la disponibilité locale, plus que du seul nom de la marque sur la fiche.
Sources
- Wikipedia : histoire de Malaguti, fermeture de 2011 et rachat par KSR Group
- Wikipedia : fiche du Malaguti Ciak, production et motorisations d’origine
- La Bécanerie : catalogue des modèles Malaguti et années de production
- KSR Group : page officielle de la marque Malaguti relancée
- 50factory : fiche technique détaillée de la Malaguti XSM 50
- 50factory : fiche technique du scooter Malaguti F15 Firefox 50cc
- 1000PS : données de prix marché de la Malaguti XSM 50
- Le Parking-Moto : annonces et fourchettes de prix Malaguti XSM 50 d’occasion
- Scooter System : catalogue complet des scooters 50 Malaguti
- Sécurité Routière : permis cyclomoteur catégorie AM, conditions et formation
- Service-Public : règles de conduite d’un cyclomoteur 50cc en France
Note : selon la situation, certaines valeurs peuvent varier.
La rédaction de La50cc.fr
La rédaction de La50cc.fr couvre l’ensemble des marques 50cc vendues en France, historiques comme actuelles. Chaque guide marque croise fiches techniques constructeur, annonces d’occasion réelles et retours de propriétaires, pour donner des repères honnêtes avant l’achat d’une Malaguti, ancienne ou récente.